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Les hôtesses du Tour de France non, le voile oui : mais que se passe-t-il du côté des féministes intersectionnelles ?

Par Naëm Bestandji (entretien accordé à Atlantico)


Atlantico : Une polémique a lieu sur Twitter. Elle a été lancée par Fatima Benomar qui a accusé la tradition des hôtesses sur le Tour de France qui serait selon elle le signe d'une domination patriarcale. D'un autre côté, elle a pu, dans le passé, défendre le droit à porter le voile. Y a-t-il selon vous un deux poids, deux mesures ?  

Naëm Bestandji : Tout d'abord, je tiens à condamner de la façon la plus forte le torrent d'attaques racistes et sexistes qui se déverse sur Fatima Benomar depuis qu'elle a lancé ce débat sur le sexisme dans le Tour de France. Elle portera sans doute plainte et j'espère que la justice sera ferme.

Pour répondre à votre question, je comprends sa lutte pour la fin de cette tradition des hôtesses sur le Tour de France. On invoque souvent le respect des traditions pour maintenir un sexisme ancestral. Ce qui interroge est la différence de traitement qu'applique Fatima Benomar entre diverses formes de sexisme. D'un côté elle lutte contre une tradition patriarcale dans le sport. De l'autre, concernant le voile, elle défend une tradition patriarcale momifiée par l'intégrisme musulman.

La question n'est pas de défendre le droit de porter le voile puisque ce droit existe, dans les limites fixées par la loi. Le débat est philosophique et politique. Il relève du modèle de société que nous voulons dans les rapports entre femmes et hommes. Reprenons par exemple le cas des hôtesses sur le Tour de France : la loi n'interdit pas au Tour d'employer des hôtesses pour remettre le prix au vainqueur. Fatima Benomar ne demande pas non plus le vote d'une loi pour l'interdire mais aux organisateurs de changer de philosophie, de prendre leurs responsabilités, afin de supprimer ce sexisme. C'est la même chose pour le voilement des femmes.
Cette différence de traitement qui rend un sexisme plus acceptable que l'autre s'explique par le fait que Fatima Benomar se revendique du féminisme intersectionnel. C'est un féminisme relativiste. Nous le voyons sur cet exemple-là : elle ne fera aucune concession au sexisme traditionnel en France ; par contre, elle fait preuve de relativisme sur les cas de sexisme qui proviennent de l'intégrisme musulman dont le voilement est le plus emblématique. Elle ne ferait certainement aucune concession sur le sexisme provenant du christianisme, mais elle en fait sur le sexisme pratiqué au nom de l'islam.

Elle défend un accessoire vestimentaire qui a été créé uniquement pour stigmatiser, inférioriser et sexuellement chosifier une partie de l'humanité en raison de son sexe : les femmes. La seule justification de l'existence de ce vêtement, c'est celle-là et il n'y en a aucune autre. En effet, le voile n'est pas une prescription religieuse en Islam. C'est une prescription construite par les islamistes. Et même si cela avait été une prescription coranique : rien, absolument rien ne peut justifier le sexisme. La religion ne doit pas être un passe-droit pour justifier les discriminations, quelles qu'elles soient. C'est toute la différence entre le féminisme intersectionnel et le féminisme universaliste.

Justement, si l'on compare ces deux prescriptions, celle qui provient du contrat de travail (pour les hôtesses du Tour de France) et la prescription des extrémistes (pour le voile), n'est-ce pas cette dernière qui est la plus forte, contrairement à ce que laissent entendre les différences de traitement du sexisme par les féministes intersectionnelles ?

Le voilement est en effet une prescription beaucoup plus forte. Ce sexisme est donc autrement plus grave que la question des hôtesses sur le Tour de France.

Premièrement, c'est une question de limite temporelle de la contrainte. Une fois que les jeunes femmes ont remis le prix au vainqueur de l'étape, elles s'en vont et peuvent ôter leur robe. Elles se changeront pour mettre un pantalon, un jogging pour aller courir, quelque chose de plus court ou de plus long selon l'envie ou l'activité du moment, peu importe. Elles portent ce vêtement pour les circonstances. Le voile, lui, est une prescription intégriste permanente : quelles que soient les circonstances, la femme doit être voilée si elle peut croiser un homme qui n'est pas son frère, son fils, son père ou son mari.

Deuxièmement, le contrat de travail a beaucoup moins de conséquences négatives que le contrat avec Dieu (selon les islamistes). Le premier est limité dans le temps (même pour un CDI). Le second engage l'éternité après la mort : le bonheur au paradis ou les flammes de l'enfer. De plus, une salariée peut démissionner ou aller, en cas de problèmes, aux prud'hommes. Pour une femme voilée, selon les intégristes, le contrat est passé avec Dieu. S'il y a refus du voilement, la punition est directement l'enfer. Il n'y a donc pas d'équivalence en termes de puissance de la contrainte.

Mais ce que pointe Fatima Benomar est surtout l'image que ces hôtesses renvoient des femmes plus que leur contrat de travail. Elle ne s'intéresse pas aux emplois de ces femmes. Certaines ont d'ailleurs manifesté leur agacement face aux assauts de féministes qui portent atteinte à leur emploi.

Justement, sur cette question d'image, est-ce que le voilement des attributs des femmes qui peuvent réveiller la concupiscence des hommes selon les intégristes musulmans, et le dévoilement des hôtesses du Tour, renvoient deux images de la femme qui se valent ?

Encore une fois, je comprends ce combat de Fatima Benomar concernant les hôtesses du Tour de France. Moi aussi j'ai du mal à saisir le délire d'avoir des jolies filles qui embrassent les coureurs. Si les organisateurs tiennent absolument à maintenir ce système, pourquoi le prix n'est-il pas remis par un homme et une femme par exemple ? Le débat est légitime selon moi.

Sur cet aspect-là, entre une femme qu'on rend sexy pour susciter l'intérêt des hommes, et une femme qu'on cache pour éviter de susciter leur désir, il y a équivalence dans l'image de la femme que cela renvoie. Avec une nuance de taille : la tenue sexy est provisoire, le port du voile est permanent. Mais, par son approche intersectionnelle, donc relativiste, Fatima Benomar refuse de voir à la fois cette équivalence et cette nuance.

Comment expliquer cette différence de traitements par le féminisme intersectionnel entre ce que vous estimez être, toutes proportions gardées, deux formes de sexismes ?

Le cœur du problème est effectivement les différences de motivation qu'elles montrent entre la lutte contre le sexisme dans le sport, sur ce cas, et la lutte contre une autre forme de sexisme, qui est selon moi beaucoup plus grave, parce que beaucoup plus profonde et avec des conséquences plus importantes, le sexisme de l'intégrisme musulman.

L'argument des intersectionnelles est que les femmes peuvent se vêtir comme bon leur semble. On devrait s'arrêter là et ne pas chercher plus loin. Il est surréaliste que Fatima Benomar ait des analyses assez fines sur certaines attitudes sexistes dans la société, sur certains symboles sexistes, que ce soit dans les mots, sur des affiches, sur des vêtements, etc., mais qu'elle abdique tout esprit critique élémentaire dès que cela concerne le voile islamiste. Elle applique un black-out total : il ne faut surtout pas chercher à comprendre.

Cette différence, ce relativisme, s'expliquent d'abord par une raison idéologique, même s'il ne tient pas en termes de cohérence : le voile est assumé par celles qui le portent, donc il n'est pas sexiste. Puisque des femmes revendiquent le fait de porter le vêtement qu'elles souhaitent (après avoir bien été convaincues par des hommes islamistes), ce vêtement n'est pas sexiste. Peu importe son histoire, sa charge patriarcale et son sexisme d'un autre âge. C'est en contradiction fondamentale avec le fait que les hôtesses du Tour de France revendiquent aussi leur volonté d'être salariées pour remettre des prix, en robe sexy, aux vainqueurs d'étape. Je pourrais donc reprendre l'argument classique des intersectionnelles, dont Fatima Benomar : "qui sommes-nous pour dicter aux femmes comment se vêtir ? Si une femme veut porter une robe sexy pour flatter l'œil des hommes lors de la remise d'un prix, c'est son libre choix".

Raisonnement fallacieux puisque le sujet est le sexisme, pas celles qui décident de s'y conformer, car le but est de changer l'image de la sexualisation du corps des femmes. Fatima Benomar applique donc bien un deux poids deux mesures.

Comme je l'ai dit, c'est toute la différence entre l'intersectionnalité et l'universalisme. L'universalisme considère que toutes les femmes doivent bénéficier des mêmes libertés, droits et devoirs partout sur la planète. Peu importe le lieu de naissance, la couleur de peau, la culture, la religion et les traditions, cela ne doit pas être une roulette russe jouée à la naissance. Si les "Droits de l'Homme" sont universels, les Droits des femmes sont aussi indivisibles. L'universalisme s'attaque donc de la même manière à toutes les formes de sexisme car l'égalité femme-homme passe au-dessus de toutes les autres considérations. Comme le dit si bien la féministe algérienne Wassyla Tamzali : "Ou bien les hommes et les femmes sont égaux ou bien ils ne le sont pas. On ne peut pas l'être qu'un peu". Avec l'intersectionnalité, ce sera toujours "un peu".

A l'origine, l'intersectionnalité est un champ d'étude universitaire pour observer les diverses discriminations que peut cumuler un individu : le fait d'être une femme, noire, gay, etc. Cela a été récupéré par des militantes américaines et est arrivé en France sous une forme qui n'est plus de l'ordre de la réflexion. Cette forme conduit à racialiser notamment les musulmans (ce qui est une forme de racisme) et à les considérer comme d'éternels opprimés qui forment un tout homogène. Le but n'est pas l'égalité des sexes mais la lutte de ces éternels opprimés contre leurs éternels oppresseurs : les "Blancs". C'est pour cela que toute critique du concept de voilement est considérée, par les intersectionnelles, comme raciste (critiquer une idéologie religieuse serait la même chose que s'attaquer à un individu) et blasphématoire ("islamophobe").

Ainsi, à l'intersection des discriminations, le féminisme cède toujours le passage au respect de la culture et de la religion des "éternels opprimés". C'est exactement ce qui se passe pour le cas dont nous avons parlé.

Lien vers l'entretien sur Atlantico :
Les hôtesses du Tour de France non, le voile oui : mais que se passe-t-il du côté des féministes intersectionnelles ?

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Amnesty International a lancé une campagne relativiste faisant la promotion du sexisme du voile.


Par Naëm Bestandji


"Women have to right to choose what to wear. It's simple. Agree?"
("Les femmes doivent avoir le droit de choisir comment se vêtir. C'est simple. D'accord ?")

Telle est la "profonde" réflexion d'Amnesty International. Là encore, par l'infiltration du racialisme et de l'intersectionnalité en lien avec l'intégrisme musulman, nous retrouvons la même absence de raisonnement que les défenseurs du voile ou récemment du burqini en France (UNEF, Planning familial, une partie de l'extrême gauche, etc.).

Ammesty International a donc lancé une campagne pour faire la promotion du sexisme islamiste, toujours par relativisme culturel typique des anglo-saxons (1). Son slogan (les femmes doivent avoir le droit de choisir comment se vêtir) est l'argument typique de ceux qui veulent faire passer le sexisme du voile pour un simple accessoire vestimentaire.

La particularité ici est la traduction automatique en français qui, par une incroyable ironie, fait ressortir le véritable sens du processus du voilement : "Les femmes ont le droit de choisir ce qu'elles DOIVENT porter."

Effectivement, le "libre choix" n'existe pas concernant le voilement puisque les islamistes proposent un faux choix. Tout d'abord, ils présentent le voilement comme une obligation "religieuse" (dont les hommes sont exemptés). Cette base rend de fait impossible toute forme de choix. "Libre" ensuite à chacune de respecter cette obligation ou de la transgresser en leur exposant la situation pour leur permettre de bien "choisir" : être une bonne musulmane ou pas, une femme qui "se respecte" ou pas, avoir de la "pudeur" ou être impudique, commettre un pêché ou un bienfait, plaire ou déplaire à Dieu, s'épanouir au paradis ou aller brûler en enfer. En résumé, il y a une injonction faussement religieuse : "si tu veux être une bonne musulmane, choisis le voile", et une injonction sexuelle : "si tu veux être une femme bien, choisis le voile". Tout choix réellement libre est donc exclu. Il reste une décision à prendre, ce qui est différent. Ainsi, de nombreuses musulmanes non voilées ont un sentiment de culpabilité. Cette culpabilité en poussera beaucoup à faire, un jour ou l'autre et sous l'effet de répétition de ces "choix" par l'entourage et/ou les discours islamistes, le faux "libre choix" de se dissimuler sous le linceul du féminisme.
Tout ça pourquoi ? Pour cacher sous un voile les corps des femmes considérés comme des objets sexuels tentateurs pour les hommes.


Mais comme tous les relativistes "idiots utiles" de l'islamisme, Amnesty International n'en a cure. Elle publie une vidéo où elle met sur le même plan les femmes iraniennes qui luttent, et dont certaines sont emprisonnées, pour ne plus avoir à porter le voile ; et d'autres qui veulent le porter en Occident où des lois en limitent le port pour des raisons laïques et de sécurité. Dans son sexisme, Amnesty fustige même l'interdiction du voile intégral à l'unisson avec les prédicateurs salafistes (grands défenseurs des Droits Humains et du "libre choix" de se vêtir, comme tout le monde le sait...). Une constante patriarcale et orientaliste qu'elle assume depuis des années (2).

Dit autrement, Amnesty veut créer une équivalence entre d'un côté des femmes qui refusent la sexualisation de leurs corps et luttent pour s'émanciper de l'assignation sexiste au nom d'une religion. Leur témérité peut être punie d'une peine de prison. Certaines ont même été assassinées dans d'autres pays. Et d'un autre côté des femmes qui militent pour la servitude volontaire car elles ont été convaincues que leurs corps (et leurs cheveux) sont des objets sexuels qu'il faut cacher du regard des hommes. Elles ne risqueront jamais la prison pour ça.

Par son masque intersectionnel sur les yeux, Amnesty International ne se pose pas la moindre question sur cet accessoire vestimentaire pour lequel on peut envoyer en prison ou tuer une femme parce qu'elle ne le porte pas. Aucun autre accessoire vestimentaire au monde est chargé d'une telle menace pour une partie de l'humanité. Le fait que des femmes luttent pour ne plus le porter devrait déjà interroger l'ONG sur la charge sexiste du voilement. Mais non, comme tous les relativistes, elle préfère rester aveugle au sexisme pour soutenir la liberté d'avoir moins de liberté.

Le seul lien trouvé par Amnesty est le même que tous les pro sexisme islamiste dont l'expression a été soufflée par les Frères Musulmans il y a plusieurs années : le droit de se vêtir comme bon leur semble. Après, bien sûr, avoir laissé le temps nécessaire aux islamistes pour indiquer aux musulmanes le bon "libre choix" du vêtement qu'ils ont créé pour elles. Pour cela, ils ont défini un critère dont ils ont eux-mêmes dessiné les contours : la pudeur. Ce n'est donc pas l'esthétique, la coquetterie, l'adaptation vestimentaire à l'activité ou l'envie du moment qui devraient motiver le choix du vêtement. C'est une raison morale moyenâgeuse choisie par les islamistes hommes pour apaiser leur libido. Un seul critère choisi par des hommes s'imposant à toutes les femmes pour le port permanent d'un accessoire à chaque fois qu'elles risquent de croiser un homme (hors père, frères et mari). "Libre" ensuite à chacune d'être "pudique" ou pas, avec les conséquences citées plus haut. Nous sommes bien là dans la volonté de dire aux femmes comment se vêtir, puisqu'il y aurait un bon et un mauvais choix, et de la façon la plus sexiste et machiste qui soit.

En désignant le voilement comme de la pudeur, et donc les cheveux visibles comme de l'impudeur, l'injonction vestimentaire brille de mille éclats.
Comme pour tous ceux qui expriment cette "réflexion" dangereusement vide, nous constatons une nouvelle fois que le féminisme cède le passage au "respect" des cultures et de la religion, même les plus sexistes. Voilà, encore, comment contribuer à l'occultation des corps des musulmanes et faciliter ainsi l'avancée islamiste par son cheval de Troie qu'est le voile.

Amnesty International aurait dû s'inspirer de la féministe égyptienne Mona Eltahawy qui avait écrit : "Les femmes du monde occidental portant un voile contribuent à asservir les femmes ailleurs dans le monde pour lesquelles le port du voile est une contrainte." Là, l'ONG aurait pleinement respecté ses valeurs.

(1) Women Have the Right to Choose What to Wear

(2) Amnesty International : "Interdire le voile intégral est une entrave à la liberté"

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Le Planning Familial et l'islamisme : un début de lune de miel ?


Par Naëm Bestandji.

Le Planning Familial et l'islamisme : un début de lune de miel ?

       Le Planning Familial a montré une nouvelle fois sa tendresse pour le sexisme de l'intégrisme musulman. Cette fois, cette complicité vient de Grenoble, toujours avec l'aval de Paris. Dans un communiqué du 11 juillet 2019, le Planning Familial 38 affirme son soutien au sexisme du burqini (1). Elle reprend même, dans son titre Facebook, le mensonge politique d'Alliance citoyenne "pour les droits civiques des femmes musulmanes". Comme s'il y avait des droits différenciés en France selon les religions. Comme si les musulmanes voulaient toutes se baigner en burqini.
Cela n'en finit pas d'engranger des félicitations de la part des islamistes. Taous Hammouti fut la première à s'en réjouir en commentant le communiqué sur la page Facebook du Planning.

Taous Hammouti


L'islamiste Taous Hammouti se réjouit du communiqué du Planning Familial

Elle est cette militante islamiste très active au sein de l'association Alliance citoyenne. Cette fan de Hani et Tariq Ramadan porta le deuil de Mohamed Morsi, un des leader des Frères Musulmans en Egypte.

Taous Hammouti apprécie beaucoup Hani Ramadan


Taous Hammouti apprécie particulièrement Tariq Ramadan
Sur sa page Facebook, Taous Hammouti exprima son deuil à la mort de Mohamed Morsi, leader des Frères Musulmans en Égypte

Un des objectifs de son "féminisme" est de se faire soigner uniquement par des femmes médecins. Autant donc dire qu'elle n'est pas très "Charlie", au point d'avoir accusé le journal d'être responsable de son propre massacre deux jours seulement après la tuerie.

Taous Hammouti rêve d'être soignée uniquement par des femmes médecins
Taous Hammouti fait l'apologie du terrorisme

Dans son communiqué, le Planning Familial est trop occupé à tenter de justifier l'injustifiable pour se préoccuper d'accorder quelques lignes à la condamnation ou, au moins, à une prise de distance avec celle qui a organisé les opérations burqini à Grenoble.

Un autre soutien s'est manifesté, et pas n'importe lequel : le CCIF. Cette association d'extrême droite est idéologiquement la branche juridique des Frères Musulmans en France. Le CCIF est médiatiquement le fleuron de cette nouvelle extrême droite française (2).
Sur sa page Facebook et dans un article publié sur son site internet le 12 juillet 2019 (3), il prouve une nouvelle fois qu'il est le maître incontesté de la stratégie politique et marketing de l'islamisme. Tout l'art de la rhétorique d'inversion des Frères Musulmans est magistralement utilisé dans ce texte. C'est du travail d'orfèvre. Il n'a pas tant de mérite. Il reprend simplement tous ses éléments de langage et son inversion habituels.

Le CCIF est ravi du soutien du Planning Familial pour le sexisme du burqini

Tout d'abord, le CCIF parle rarement de "voile". Il lui préfère "foulard". Dans l’inconscient collectif, cela renvoie au foulard d’antan porté par une partie des françaises. L’objectif est de rendre cet uniforme sexiste et politique plus neutre, de le faire passer pour un simple accessoire vestimentaire, comme celui porté si joliment par Grace Kelly (parfois sollicitée par les intégristes), afin de faire oublier son origine et sa véritable raison d’être. Le foulard et le voile islamiste n'ont rien en commun, que ce soit dans la forme (le voile islamiste est bien plus long et jamais transparent) et dans leur signification (le foulard ne se porte pas en permanence pour se protéger de la libido des hommes), mais c’est stratégiquement plus efficace. Cela permet de faciliter la culpabilisation et l’attaque pour "intolérance" contre les partisans de l’égalité des sexes et de la laïcité. La preuve une nouvelle fois dans cet article.

Un autre élément de langage habituel des islamistes, repris depuis par le Planning Familial, est de parler des "femmes musulmanes". En l'espèce, le CCIF parle ici de "la tenue des femmes de confession musulmane". L'association en profite ainsi pour réaffirmer l'assignation religieuse et vestimentaire de toutes les musulmanes à ce que les islamistes ont choisi pour elles : le voilement. C'est aussi l'occasion de toujours mieux transmettre l'idée que l'image de la femme musulmane est celle-là, rajoutant encore et toujours une pression sur celles qui ne veulent pas s'y conformer. Je rappelle que l'écrasante majorité des musulmanes en France se baignent en maillot de bain. Cet article du CCIF, avec la participation du Planning Familial, est là pour contribuer à changer cet état de fait. Les islamistes, et à présent le PF, appellent cela le "libre choix".

Le CCIF est tout heureux de citer une phrase du Planning : interdire le burqini dans les piscines serait une "discrimination et une stigmatisation à l’encontre d’un groupe de personnes spécifique". Pourquoi une telle joie ? Parce que nous sommes en pleine rhétorique d'inversion : le voilement, ici le burqini, uniquement destiné aux femmes, a pour objet de discriminer et stigmatiser un groupe humain en raison de sexe. C'est à la fois une forme de protection contre les assauts potentiels des animaux que seraient les hommes, et une punition pour les corps des femmes qui seraient trop attirants. Après avoir été endoctrinées pour voir les choses ainsi, les fanatiques qui refusent de se baigner en maillot de bain comme tout le monde n'ont plus d'autres choix que de s'auto discriminer et de s'exclure elles-mêmes des piscines. Ainsi, le PF défend un vêtement discriminant et sexiste au nom de la lutte contre les discriminations. Le Planning Familial devient le bon élève des Frères Musulmans.

Cette association islamiste (je parle du CCIF…) est dans son rôle. Comme tous les intégristes religieux, quelle que soit la religion, elle a une vision rétrograde du rôle des femmes. Voici ce qu'elle en dit :
La femme c’est le moteur de la cellule familiale musulmane. Qu’on le veuille ou non, j’espère que je ne vais pas vous froisser mes chers frères, mais c’est la maman qui construit cette famille-là. C’est la maman qui fait fonctionner cette famille-là. Nous hamdoullah on travaille dur, on parle à table. Mais c’est elle qui fait fonctionner la famille. Et nous quand on est abimé, quand la journée de travail nous a épuisé ou il y a quelqu’un qui nous a vexé dans la rue ou autre, on rentre à la maison, on va avoir un câlin des enfants, il y a un repas chaud sur la table. Notre femme va nous dire quelques mots de consolation. Au moment où on s’est endormi, on a déjà oublié le problème. Mais une maman qui est abimé, comment on répare ça ? Comment est-ce qu’on console une maman qui est cassé ? Comment est-ce qu’on la répare ? Ça ne se répare pas ! Quand la maman est abimée, toute la famille est abimée. C’est pour ça que c’est elle qu’on vise. Parce qu’elle fait l’essence de la famille musulmane. Elle mène l’éducation. C’est elle qui fait cette petite flamme, cette petite vie, cet espoir, cette douceur qu’il y a dans la maison musulmane. C’est elle qui le fait vivre. C’est elle qui l’anime. C’est elle qui, quand tout le monde est fatigué, se lève le week-end pour préparer le petit-déjeuner et laver les enfants, et préparer… faire tout ça. C’est la maman qui fait ça. Et si on l’abime elle, alors on abime une génération entière de musulmans.


(Propos tenus le 30 avril 2011 à la mosquée de Vigneux)

Voilà pourquoi, selon le CCIF, les "femmes musulmanes" seraient persécutées en France. Voilà pourquoi il est heureux qu'une association féministe, théoriquement totalement opposée à cette vision des femmes, apporte son soutien à "la tenue des femmes de confession musulmane" choisie par les islamistes.

L'énormité de sa rhétorique d'inversion n'est pas tant dans ces détournements. Le must, le top du top, est sa récupération de la laïcité pour la retourner contre les associations et militants laïques.
Le voile n'a jamais été une prescription religieuse en islam. C'est pour cela que seuls les intégristes le prescrivent et uniquement en invoquant des raisons sexistes et identitaires. Le vrai terrain du voile est donc impossible à défendre dans un pays comme la France. En tant qu'oppresseurs, les intégristes ne peuvent défendre l'indéfendable. La seule solution est de "religiosifier" le voile pour ne pas lutter sur le terrain de l'égalité des sexes, où ils seraient perdants, mais sur celui de la liberté religieuse. Ainsi, la laïcité leur permet de ne plus avoir l'image d'oppresseurs mais d'opprimés, celle de "musulmans" persécutés par une société intolérante qui restreindrait la liberté religieuse. Il est bien plus aisé de revendiquer une laïcité "ouverte" ou "inclusive" plutôt qu'un "sexisme ouvert" ou un "patriarcat inclusif".

L'erreur de la plupart des féministes, et des personnes politiques, qui luttent contre le concept du voilement est d'aller sur ce terrain choisi par les islamistes plutôt que sur celui réellement concerné : l'égalité des sexes. Je ne cesse d'alerter sur cette erreur. Le CCIF et le Planning Familial me donnent une nouvelle fois raison. Le titre de l'article du CCIF est la reprise d'une phrase du communiqué du Planning Familial : "La loi de 1905 n’instaure pas de police du vêtement". Aidé par l'angle faussement laïque de ce communiqué, les intégriste religieux du CCIF s'engouffrent dans cette faille pour se présenter à nouveau comme meilleurs défenseurs de la laïcité que les associations et militants laïques. L'association va même jusqu'à les narguer en citant en conclusion une expression qui leur est chère : "la laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une".
Ce retournement permet de rester batailler sur le terrain inapproprié de la laïcité, où les féministes et laïques s'enlisent, pour toujours éviter celui de l'égalité des sexes où le CCIF n'a aucune chance. Voilà pourquoi ces islamistes sont heureux. Ils ont réussi à leurrer le Planning Familial par leur stratégie victimaire, passant d'oppresseurs sexistes à victimes d'intolérance religieuse. Le Planning a occulté le premier aspect pour ne voir que le second. Il donne ainsi la priorité à la bigoterie et au sexisme religieux, et relègue la lutte pour l'égalité des sexes au second plan. Cette situation est un cas d'école, l'illustration parfaite de la réussite (j'espère provisoire) de la stratégie des Frères Musulmans auprès de diverses associations, syndicats et partis politiques.

Une nouvelle fois, le corps des femmes, à travers le voilement, est bien le cheval de Troie politique de l'islamisme. En toute conscience, le Planning Familial a fait le choix (pour le coup, celui-ci est réellement libre) d'apporter sa contribution à cette stratégie dont le corps des femmes est le champ de bataille. La trahison de ses valeurs, de son histoire et de toutes celles qui ont œuvré pour le mouvement par le passé, est totale.

L'expression consacrée est plus que jamais appropriée : "on a les soutiens qu'on mérite". Extrême droite musulmane - Planning Familial : la convergence des luttes.




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Burqini : le Planning Familial rencontre Alliance citoyenne


Par Naëm Bestandji.

Burqini : le Planning Familial rencontre Alliance citoyenne

       Dans son bulletin pour ses membres, Alliance citoyenne annonce chercher des partenaires pour accompagner, avec les islamistes, ses actions politico-religieuses et sexistes. Elles vont rencontrer le Planning Familial qui serait prêt "à porter la lutte [burqini] sur le temps long".

Ce bulletin confirme aussi que cette association a bien mandaté Taous Hammouti pour les "universités des quartiers populaires". L'association n'a donc aucun problème avec l'apologie du terrorisme de Taous, ses promos des Frères Musulmans et son désir de n'être soignée que par des femmes.

L'islamiste Taous Hammouti mandatée par Alliance citoyenne

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Une militante islamiste instrumentalise la Shoah pour défendre le sexisme du burqini


Par Naëm Bestandji


       Sinon, pour en finir et arrêter de tourner autour du pot :
- Faut-il une loi pour inciter les islamistes à prendre des cours d'Histoire et éviter qu'ils se ridiculisent ?

Zakia Meziani est une militante politico religieuse, identitaire et sexiste. En un mot, elle est islamiste. Épousant l'idéologie des Frères Musulmans, dont elle porte le symbole sexiste et politique sur sa tête, elle fait sienne toute leur rhétorique et leurs méthodes. Elle est l'exemple type de ce que j'analyse depuis des années.
Elle use avec allégresse de la rhétorique d'inversion : elle se présente comme militante antiraciste mais uniquement sur le sujet du voile (ou pour dériver sur la Palestine).


Une des actions de "l'association Pour la reconnaissance des droits et des libertés à la femme musulmane" dont Zakia Meziani est la présidente.
Une des actions de "l'association Pour la reconnaissance des droits et des libertés à la femme musulmane" dont Zakia Meziani est la présidente.

Zakia Meziani instrumentalise le féminisme pour sa lutte palestinienne
Zakia Meziani instrumentalise le féminisme pour sa lutte palestinienne

Comme tous les islamistes, elle racialise l'islam et fait peu de distinction entre les musulmanes voilées et non voilées pour essentialiser toutes les musulmanes à sa radicalité. Ainsi, toute opposition au sexisme et à l'aspect politique du voilement (ce qui est justement son cas) est brandie comme "raciste". Le terme "islamophobie" est évidemment un de ses préférés. Comme tous les islamistes, elle aime lier critique et moquerie de l'islam avec les propos et actes anti musulmans, pour faire de toute critique de sa radicalité un délit de blasphème ("islamophobie").
Elle se présente également comme féministe. Une nouvelle fois, son féminisme se réduit à la défense de son sexisme "religieux". Comme je l'avais longuement détaillé dans d'autres écrits, cette inversion totale permet de saisir le terme "féminisme" pour le redéfinir et le retourner contre la société en général et les féministes en particulier. C'est une des méthodes clés de la stratégie victimaire.

En résumé, sa promotion de la discrimination sexiste à travers le voile serait féministe, la lutte contre son auto discrimination "choisie" parce qu'elle a un vagin et des "formes" serait de la discrimination et du racisme.
Pour porter ce combat politique et faire la promotion de l'idéologie des Frères Musulmans, elle s'investit depuis des années à Tourcoing dans diverses actions. Elle milite inlassablement pour la légalisation du voilement des fillettes à l'école par sa lutte acharnée contre la loi de 2004.
Son histoire militante et politique colle parfaitement à l'histoire de la jonction entre l'extrême droite musulmane et une partie de la gauche : sa victimisation permanente a séduit EELV pour qui elle fut candidate aux élections cantonales en 2015, apothéose de l'"islamisto-gauchisme" à Tourcoing.

Fidèle à son idéologie (qui n'est pas l'écologie), elle s'est aussi investie dans la pseudo "consultation des musulmans" organisée par des Frères Musulmans avec pour tête de file l'ex du CCIF Marwan Muhammad.
Elle est également présidente de "l'association Pour la reconnaissance des droits et des libertés à la femme musulmane". Nous retrouvons là encore l'essentialisation de toutes les musulmanes à son extrémisme pour faire croire à la société qu'elle correspond au profil type de la musulmane, et que "les musulmanes" auraient légalement moins de droits et de libertés que les autres. Ce mensonge, qui n'a que pour but de jouer sur l'émotion, est la même sémantique qu'Alliance citoyenne.
Nous retrouvons cette alliance idéologique et de terrain entre son association, le CCIF (tout deux Frères Musulmans) et les idées d'Alliance citoyenne dans certaines rencontres (Identité Plurielle est l'autre nom de l'association de Zakia Meziani).
Nous retrouvons encore Marwan Muhammad. Julien Talpin était aussi intervenant. Il est celui qui a inspiré à Alliance citoyenne les "méthodes d'organisation des citoyens" de Saul Alinsky. La convergence avec les Frères Musulmans est donc une nouvelle fois établie.

Emportée par son fanatisme, elle a montré son soutien au burqini par un propos que l'on retrouve régulièrement dans les milieux islamistes : la comparaison entre l'oppression que subiraient "les musulmanes", selon elle, et l'extermination des Juifs. Elle compare l'extermination de millions de personnes en raison de ce qu'elles étaient en tant qu'Êtres humains, avec un règlement applicable à tous les citoyens sans distinction de couleur, d'origine et de religion. Elle considère le refus d'accorder un privilège au sexisme des islamistes comme la volonté d'exterminer la totalité des musulmans. Par sa publication, elle a poussé la racialisation de l'islam (car on adhère à une religion, elle ne fait pas partie de l'ADN) à l'extrême. Elle a poussé cette racialisation au point de comparer les musulmans aux Juifs pour tenter de hisser par tous les moyens "l'islamophobie" (c’est-à-dire le blasphème) au niveau de l'antisémitisme. La référence à la Shoah est le point culminant.
Elle aurait pu prendre pour exemple un autre génocide. Alors pourquoi celui-là ? Parce que l'Holocauste est la carte premium, le top du top de la victimisation. Par son ampleur et le traumatisme que cela a créé en Europe, il n'y a pas meilleure comparaison pour susciter de façon macabre l'empathie d'un maximum de citoyens.


Comme je l'ai dit, elle n'est pas la première à y avoir recours. Marwan Muhammad par exemple le fit sans complexe en avril 2011. Voir mon article sur ce sujet (1).


La publication de Zakia Meziani a suscité de nombreuses réactions, notamment dans la presse locale. Face à l'ampleur que prend la polémique, elle l'a supprimée au cours de la nuit dernière. Mais elle n'a pas effacé son idéologie de sa mémoire. On n'efface pas des idées si profondément ancrées. C'est ce qui est particulièrement effrayant et devrait effrayer toutes les féministes.

(1) Le CCIF et sa référence à l’Allemagne des années 30, l’arroseur arrosé

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Agglomération lyonnaise : la nouvelle cible d'"Alliance avec les islamistes"

Par Naëm Bestandji

Agglomération lyonnaise : la nouvelle cible d'"Alliance avec les islamistes"

       Ce soir aura lieu à Villeurbanne une réunion "pour se mobiliser face aux injustices et aux discriminations envers les musulmanes et revendiquer des droits et libertés". On y parlera de "droits civiques" dont elles seraient privées, etc. Bref, nous retrouvons l'alliance politico religieuse entre Alliance citoyenne et des femmes islamistes. Ce duo conserve ses éléments de langage hors sol. Leur but n'est pas de dénoncer une "injustice" mais de cliver la société en suscitant l'émotion par des slogans mensongers et insultants envers les musulmanes.
La liberté revendiquée par ces fanatiques est de se soumettre au diktat d'hommes islamistes qui leur prescrivent une réduction de liberté pour préserver leur libido d'animal en rut. La "liberté" d'être enfermée par le voilement, prison mobile et linceul du féminisme, parce qu'on a eu le "malheur" de naitre femme, n'est pas une source de liberté. C'est une source d'oppression "choisie". Cette fameuse servitude volontaire qui en devient militante. La liberté, par définition, libère, émancipe. Elle n'est pas de différencier et hiérarchiser les Êtres humains selon leur sexe. Réduire sa liberté par sexisme, "choisir" l'enfermement vestimentaire (après avoir été convaincues par des discours culpabilisants vociférés par des hommes) peut donc être présentée comme une forme de liberté. Mais elle n'en a que l'emballage. Un emballage faussement intellectuel mais, par le voile, réellement physique. De plus, en société, toute liberté est encadrée. Une minorité d'excitées a la liberté de réclamer un privilège refusé à la majorité. La société a la liberté de lui répondre "non". La liberté religieuse est tout autant garantie que limitée par la loi. Les intégristes religieux, de toutes religions, souhaitent que cette liberté soit totale et absolue. Ce qui mécaniquement réduirait la liberté des autres. La liberté religieuse sans limites fut une des causes (pas la seule) des guerres de religions que la France a connue au 16e siècle. Notre laïcité d'aujourd'hui trouve justement une grande part de sa source à cette époque violente où les "traités de tolérance" n'ont jamais été efficaces. L'inconscient collectif n'a jamais oublié le massacre de la Saint Barthélemy (24 août 1572).

Sans le savoir, les islamistes tentent de faire bégayer l'histoire, faire renaitre une période et des conflits que nous espérions appartenir à un passé révolu. Il y a bien sûr des différences. La première est que le terrain n'est pas religieux. L'islam n'est qu'un prétexte. La double raison est sexiste et politique. L'islam demande à ses fidèles de faire preuve d'humilité et de discrétion, à la fois dans le vêtement (sans jamais avoir évoqué de voiles) et le comportement. Or, les militantes pro burqini font exactement le contraire. L'islam demande à chacun de ne pas se faire remarquer. Or, en souhaitant se distinguer par le vêtement (voile, burqini), les femmes islamistes font preuve d'exhibition visuelle encore une fois contraire à l'islam. Dans une piscine, la seule façon de faire preuve de discrétion, de ne pas être observée plus que les autres, est de se baigner en maillot de bain comme tout le monde. Le regard est toujours plus appuyé sur une femme en burqini.
En France, l'écrasante majorité des musulmanes ne voient donc aucun problème à se baigner en maillot de bain. Aucun règlement d'aucune piscine ne leur a jamais interdit leur accès. Qu'elles soient femmes et musulmanes n'est pas un critère de restriction règlementaire.

Par contre, l'islamisme souhaite interdire à des femmes d'accéder aux piscines publiques, mixtes, parce qu'elles sont femmes et musulmanes. Certains refusent qu'elles y aillent. D'autres militent pour un "juste milieu" ultra sexiste : la prison mobile du burqini. Leur "liberté" est donc soumise à l'obligation du port d'un vêtement discriminant. L'une des fanatiques de Grenoble avait d'ailleurs très bien exprimé ce "libre choix" : "on est obligées de rentrer couverte". Contrairement au maillot de bain, cette obligation n'est pas motivée par des raisons pratiques.
Tout comme les hommes, les femmes ont le désir de profiter pleinement du soleil et de la baignade, sans entraves textiles pouvant gêner la nage et le plaisir de sentir l'eau, l'air et le soleil sur leur peau. Les hommes y ont droit, les femmes doivent l'avoir aussi sans qu'un jugement moral et sexuel soit porté.
Les islamistes ne voient pas les choses ainsi. Quand les femmes se baignent en maillot de bain pour des raisons pratiques, les islamistes pro burqini militent pour des raisons sexistes. Ils ont comme toujours une vision sexuelle de la situation. Quand les unes souhaitent se dévêtir pour profiter pleinement de la baignade, les autres souhaitent se couvrir, non pas pour le plaisir de macérer dans leur transpiration et de porter un burqini qui colle sous le soleil au bord de l'eau, mais pour le sexisme des raisons morales sous la forte influence des intégristes mâles. Si les femmes en maillot de bain ne sont pas motivées par l'exhibition de leur corps, et encore moins par une excitation sexuelle, les islamistes n'imaginent que ça. Là où les femmes en maillot réfléchissent avec leur cerveau, les islamistes (hommes et femmes) ne voient que l'exposition des corps en pensant uniquement avec leur sexe. Là où les premières n'ont en tête que des raisons pragmatiques, les islamistes n'ont qu'un point de vue moral moyenâgeux. Ils ne voient pas des Êtres humains portant une tenue adaptée à l'activité concernée. Ils y voient des objets sexuels trop découverts, une provocation à leurs frustrations. Ils ne regardent pas les raisons pratiques et l'égalité des sexes dans la baignade, Ils ne voient que leur morale machiste et patriarcale en invoquant Dieu.
Ce militantisme pro burqini a donc aussi pour conséquence une forme de prosélytisme pour encore réduire le champ des possibles des musulmanes qui résistent toujours au voilement.

Ainsi, si l'accès à la baignade est conditionné par le recouvrement des corps de ces femmes islamistes, la discrimination et la réduction de liberté sont bien du côté des pro burqini, pas du côté des règlements intérieurs. Encore une fois, si des fanatiques sont psychologiquement dans l'incapacité de se baigner dans la même tenue que toutes les autres françaises, c'est cela dont il faut s'inquiéter et traiter, non pas modifier les règlements applicables à tous.

Prétendre parler au nom des "musulmanes" est donc particulièrement stigmatisant, essentialisant et insultant pour les musulmanes. Une poignée de bigotes voilées qui ont intériorisé la diabolisation de leurs corps ne représentent en rien les musulmanes. Leurs actions ne sont donc pas plus motivées par la religion. L'islam est instrumentalisé. Il est plus facile d'aller sur le terrain de la liberté religieuse que sur son champ réel : l'égalité des sexes. Le premier permet de se faire faussement passer pour des victimes. Le second ne ferait que refléter la réalité sexiste, politique et archaïque de leurs motivations.

J'ai été informé que mon dernier article, où j'évoque cette réunion du 3 juillet (1), a été transmis à Gilbert-Luc Devinaz, sénateur du Rhône. Aujourd'hui également, le maire de Villeurbanne exprime sa fermeté (2). Face à la brutalité symbolique des actions d'"Alliance avec les islamistes" (nom plus approprié), un cordon républicain se tisse. Nombre de féministes se taisent une fois de plus face au sexisme islamiste. Elles devront un jour en répondre face à l'histoire. Mais les républicains, militants laïques et d'autres féministes sont là pour pallier leur absence.

Tant que l'État n'aura pas tranché cette question, l'association "Alliance avec les islamistes" (qui fut un jour "Alliance citoyenne") et d'autres continuerons à donner des coups de boutoir jusqu'à la rupture des digues.




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