Sud Éducation 93 organise un stage avec la nouvelle extrême droite française à destination des enseignants

Sud Education 93 organise un stage avec la nouvelle extrême française à destination des enseignants

       Les 18 et 19 décembre prochain, le syndicat Sud Éducation 93 organisera à Saint Denis un stage syndical "Au croisement des oppressions - Où en est-on de l’antiracisme à l’école ?" (1). Le titre semblerait anodin et même intéressant si l'antiracisme n'était pas dévoyé depuis plusieurs années par les intervenants prévus et les thèmes des débats proposés. Ce stage, proposé aux enseignants fonctionnaires et agents non titulaires, déroulera toute la logorrhée indigéno-racialiste qui sert aussi de tremplin à l'idéologie islamiste.

Le ton est donné dès le prélude au déroulement du programme. On y parle "d'islamophobie" ou encore de "racisme d’État dans la société et en particulier dans l’Éducation nationale". Certains thèmes des débats prévus sont des classiques de cette alliance entre extrême droite indigéno-islamiste et extrême gauche : "le racisme et les privilèges dans la société et dans l’Éducation nationale", "« Désorientation » des élèves racisé-e-s", "quelle vie professionnelle pour les enseignant-e-s racisé-e-s ?", "Enseignant-e-s blanc-he-s : interroger nos représentations et nos postures dominantes". Bref, ça respire le nauséabond raciste habituel de ce milieu. Un air qui sera respiré par des enseignants dans le cadre d'un stage.
Ces deux jours feront totalement l'impasse sur l'antisémitisme à l'école, comme dans toutes les autres manifestations de ce type. Un racisme qui n'inquiète pas ces militants qui, pourtant, a fait déserter les français juifs des quartiers populaires. Une des intervenantes, Nacira Guenif, considère que "espèce de juif" n'est pas une insulte, que cela relève du "langage courant". C'est certainement vrai chez les fachos, islamistes et indigénistes, pas pour le reste de la société. Il ne serait pas de bon ton de dénoncer l'antisémitisme d'une partie des "racisés". Ils ne sont que d'éternelles victimes, d'où le silence…

Au-delà de Nacira Guenif et Marwan Mohammed, sociologues vedettes de ce courant, sera aussi présente Fatima Ouassak. Pur produit de la nouvelle extrême droite française, elle se présente comme politologue et tient un discours populiste et raciste. Elle estime que l’institution scolaire est utilisée par les Blancs pour maintenir et transmettre leurs privilèges (…). La guerre que mènent les Blancs pour garder leurs privilèges se joue aussi dans les écoles, et ce sont nos enfants qui sont pris pour cible (2). Elle nous explique ici que le système raciste ne voit pas des enfants, il voit des menaces pour sa survie. Elle nous explique là que les professeurs [sont] porteurs d’une mission divine pour civiliser nos enfants perçus comme barbares, et comme enfants de barbares. Elle rajoute que l’école apprend à nos enfants à avoir honte de ce qu’ils sont. C'est pour cela que l'école aurait pour objectif de détruire nos liens familiaux pour mieux isoler nos enfants, et les écraser.
Fatima Ouassak répète régulièrement ce message "d'amour révolutionnaire" (terme indigéniste promu par Houria Bouteldja). Militante chez les Indigènes de la République, elle a notamment écrit, en octobre 2007, un article pour ce mouvement raciste où elle descend en flammes Mohamed Sifaoui (journaliste engagé contre l'intégrisme musulman), Abdennour Bidar (philosophe musulman) et Malek Chebel (anthropologue des religions) (3). Ces deux derniers ont toujours milité pour un islam des Lumières. Un islam haï par les islamistes. Alors elle décline certains poncifs racistes habituels de cette extrême droite dans cet article surréaliste de victimisation. Malek Chebel voudrait par exemple "faire plaisir à son ami l’homme blanc" à travers sa promotion de l'islam des Lumières. D'autres militants appellent les personnes comme lui "les arabes, bougnoules de service, les traitres".

Pour elle également, en parlant de ce qu'elle estime être "les musulmans", les Lumières de l’Islam nous aident à comprendre à quel point nous sommes des merdes ; nous sommes même des sous-merdes dans la mesure où nous sommes descendants d’immigrés musulmans, déchets du Maghreb et d’Afrique noire, complètement analphabètes, indignes de pratiquer une religion aussi sublime que l’Islam éclairé, et qui ne connaissent la religion que sur le « mode réflexe », un peu comme des chiens de Pavlov, ou des chiens tout court. Elle considère aussi dans cet article de "paix et d'amour" que tout investissement dans la société et en politique doit se faire par son islamité.

Ainsi, la haine en bandoulière et le verbe haut, elle fut invitée à s'exprimer entre autres par Lallab (4), la fameuse association "féministe et areligieuse", et interviendra dans ce stage. Tout comme Marwan Muhammad qui porte la même bandoulière et le même verbe, le discours religieux assumé en plus. Il interviendra évidemment sur "la question de l’islamophobie dans l’Éducation nationale, enjeux et débats". Il fut longtemps le représentant du fleuron de la nouvelle extrême droite française, le CCIF. Ses discours racistes et sexistes sont à inscrire dans les Annales. Il n'a pas de mots assez forts pour expliquer à ses fidèles, dans des prêches religieux, à quel point les musulmans sont un peuple supérieur qui a vocation à diriger le monde (5). Il sait faire preuve d'un certain "romantisme" sexiste lorsqu'il expose sa vision de la femme musulmane (6). Un de ses derniers "faits d'armes" est d'avoir participé il y a quelques mois aux prières de rue de Clichy, à la fois en se joignant aux prières et en tenant comme à son habitude un discours politique face à un aréopage de fidèles séduits par ses paroles. Tous ses discours depuis plusieurs années participent à la lutte contre l'universalisme, contre l'égalité des sexes et contre la laïcité. C'est normal, on parle d'un islamiste issu des Frères Musulmans, pas d'un humaniste.


Tariq Ramadan adoube Marwan Muhammad
Tariq Ramadan adoube Marwan Muhammad et nous prédit un "avenir radieux" sous le ciel des Frères Musulmans
Il interviendra aux côtés d'un "membre du cercle des enseignant-e-s laïques", "cercle laïque" qui n'est autre qu'un mouvement dirigé par Jean Baubérot pour une laïcité à l'anglo-saxonne. Ce type de laïcité est très prisé par l'islamisme politique car, dans une société non majoritairement musulmane, c'est le meilleur cadre qui soit pour une meilleure essentialisation des individus et un meilleur développement de l'intégrisme religieux.

Tout ce petit monde se côtoie car ils ont les mêmes idées, la même vision du monde. Ils sont racistes puisque les "Blancs" seraient oppresseurs parce que blancs. Ils "racisent" autant que faire se peut les populations "non blanches" pour propager un racisme là aussi victimaire. Et certains d'entre eux comme Marwan Muhammad considèrent que les musulmans, eux aussi artificiellement "racisés", sont un peuple tout à la fois victime de persécution et supérieur qui a vocation à diriger le monde. Ils sont par corrélation antilaïques, la religion (de plus, dans sa version extrémiste) devant pouvoir jouer un rôle à l'école et sur le plan politique.
Le tout est emballé dans un discours marketing reprenant nos valeurs pour séduire le plus grand nombre : ils se déclarent militants laïques, féministes et antiracistes. En affichant une vitrine alléchante, ils espèrent que personne n'ira voir ce qui se passe dans l'arrière-cour et … ça marche, tout du moins en partie. Nous l'avons vu avec Edwy Plenel et d'autres. Ici, c'est encore une frange de l'extrême gauche, Sud Éducation, qui est séduite par le discours victimaire et faussement tolérant des indigénistes et islamistes.

Toute cette idéologie et tous leurs propos appellent au communautarisme et à dresser les français les uns contre les autres, avec une rhétorique qui se veut bien-sûr pour le "vivre ensemble" apte à séduire les personnes en mal de "victimes" à défendre.

Un tel stage n'est donc pas anodin. La totalité des intervenants sont pour la suppression de la loi de 2004 sur l'interdiction des signes religieux à l'école. Ils savent qu'ils ne peuvent pas faire abroger cette loi par un affrontement direct. Le rétablissement du voilement des petites filles à l'école passe alors par ce genre de stage et par les interventions scolaires en contact direct avec les élèves. Car ce sont ces futurs citoyens qui, espèrent-ils, abrogeront cette loi et permettront enfin l'entrisme de l'intégrisme religieux par la grande porte de la maternelle, de l'école primaire et du secondaire.

Ainsi va, avec Sud Éducation, le monde merveilleux de cette extrême gauche qui n'en finit pas de vivre une lune de miel romantique avec la nouvelle extrême droite française.








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L'euphorie de Lallab à l'annonce de la première Barbie voilée

L'euphorie de Lallab en ce 17 novembre 2017

       Mardi 14 novembre 2017, Lallab a publié trois tweets enrobés d'excitation joyeuse sur le même thème en moins de 10 minutes. Quel événement a provoqué une telle extase pour cette association "féministe" et "areligieuse" ? Une nouvelle loi pour l'égalité des sexes viendrait-elle d'être votée ? Un recul majeur du patriarcat viendrait-il d'être noté ? Pas du tout. Lallab est euphorique car Mattel vient d'officialiser la première Barbie voilée…

Après Barbie princesse, Barbie sirène, Barbie danseuse et autres, voici Barbie intégriste... Pour des raisons commerciales, une marque de jouets apporte sa pierre à l'avancée de l'intégrisme musulman dont les fillettes sont parmi les premières cibles de leur stratégie politique. Mattel, longtemps critiqué pour véhiculer l'image d'une femme objet à travers ses Barbies, croyait rectifier le tir en imaginant répondre à la demande de la "femme pudique". Or, elle renforce au contraire l'image de la femme objet. Je rappelle que le voile est un vêtement raciste qui n'a de raison d'être que la stigmatisation d'une partie de l'humanité en raison de son sexe : cacher le corps féminin, objet sexuel, par essence impur, honteux et coupable des possibles débordements de la libido masculine.


Un exemple parmi d'autres des justifications du voile
Quelques exemples de justifications du voile
Le modèle qui a inspiré Mattel est une escrimeuse américaine, Ibtihaj Muhammad. Elle avait concouru aux Jeux Olympiques de 2016 à Rio, avec son voile, transgressant doublement l'article 50.2 de la Charte Olympique : "Aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n'est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique" (1). Avec le voile, la propagande politique est étroitement liée à la démonstration et la propagande religieuse. Ibtihaj Muhammad en est une des preuves vivantes. Ses messages religieux sur Twitter ne sont pas rares. Ses messages politiques sont encore plus nombreux. Certains concernent la France, comme celui-ci, tweeté un mois après les attentats de janvier 2015 : "Je m'envole pour la France demain, où les crimes de haine contre les musulmans n'ont jamais été aussi élevés". Un propos populiste et victimaire où les musulmans seraient persécutés, cela ne vous rappelle rien ? Nous sommes en plein dans la rhétorique islamiste et indigéniste si chère à Lallab.


Tweet de Ibtihaj Muhammad qui dénigre la France de façon mensongère

En cédant à la démarche politico-religieuse de cette sportive, le Comité Olympique a ouvert la voie à l'islamisme politique et au sexisme religieux. Ce pied intégriste dans la porte a permis la création de la Barbie voilée dans cette stratégie de banalisation du voile pour faire avancer l'idéologie islamiste.

Pour les islamistes, s'attaquer aux enfants a plusieurs avantages. Cela permet tout d'abord d'habituer les petites filles au sort qui les attend. Les habituer au voile dès leur plus jeune âge rendra plus difficile le choix de ne pas le mettre une fois adolescente ou adulte et de se savoir propriétaires de leur corps. Cela permet également de faciliter l'avancée idéologique des islamistes en intégrant dans l'inconscient collectif que leur radicalité et leur sexisme serait le véritable islam et que, par conséquent, cela devrait être accepté au nom du "respect de la pratique religieuse". Un discours facilité par les premières concernées qui auront été "convaincues" par les intégristes de faire le "libre choix" du voilement et qui le revendiqueront devant les portes de l'école. A travers cette acceptation, il faudra bien-sûr accepter les idées et valeurs véhiculées par le bâchage des filles : remise en cause de la mixité, accentuation des différences genrées, revendications de particularismes religieux comme le refus de participer à certaines activités en raison de la "pudeur", etc.
C'est le créneau de Lallab. Cette association inspirée par l'idéologie des Frères Musulmans est le leader actuel de la promotion du voile et de certaines de ses valeurs : "Etre féministe ne signifie pas forcément être à l’aise dans un environnement masculin et vous ne devez pas avoir honte de ne pas toujours vous sentir à votre place" affirment ces "féministes" dans un de leurs articles qui argumente le bien-fondé de la non mixité (2).

Durant l'été 2017, nombre de féministes et de militants laïques s'étaient offusqués de l'attribution de services civiques à cette association, ainsi que des militants d'extrême droite toujours à l'affut pour taper sur les musulmans en se servant de la lutte contre l'islamisme. Lallab publia alors une mise au point où elle affirmait entre autres ne pas être "pour le voilement des petites filles" (3). Tout en confirmant dans le même texte qu'elle est contre la loi de 2004 sur l'interdiction des signes religieux à l'école, acceptant ainsi le voilement des enfants dans les écoles publiques. Une contradiction que j'avais pointée dans la lettre ouverte que je lui avais adressée (4).

Cette joie aujourd'hui non dissimulée de l'avancée du sexisme, par le ciblage des petites filles grâce à Mattel, confirme encore un peu plus le double discours de Lallab si caractéristique des Frères Musulmans.
L'association fait encore plus fort en citant avec jubilation la (sportive) militante islamiste qui a inspiré cette poupée : "Je suis fière de savoir que des petites filles pourront maintenant jouer avec 1 Barbie qui choisit de porter le voile."


L'euphorie de Lallab en ce 17 novembre 2017

Le message est donc le suivant : la jolie Barbie a "choisi" de porter le voile, alors tu peux aussi faire ce "libre choix". Je rappelle que cette recherche de faux consentement s'adresse à des fillettes dès leur naissance… Si ça n'est pas le prosélytisme du pire sexisme qui soit, je ne sais pas ce que c'est.

Comme Lallab, tous les sites islamistes qui en parlent sont euphoriques. Cette journée sombre pour la lutte contre le sexisme par cette décision de Mattel est à l'inverse célébrée par cette association "féministe et areligieuse".

Ainsi, Lallab s'inscrit bel et bien dans le courant des Frères Musulmans par son instrumentalisation du féminisme pour faire avancer l'intégrisme. La banalisation du voile est à l'œuvre depuis longtemps dans cette sphère, notamment à travers des associations "culturelles". Comme Lallab, elles veulent faire du voile un vêtement comme un autre pour le faire accepter d'abord par les musulmans puis par le reste de la société. C'est dans ces mêmes associations que des discours radicaux sont tenus contre la laïcité, pour pointer "l'erreur" des musulmans modérés, pour le sexisme religieux (ce qu'ils appellent la "pudeur islamique"), etc.

Exemple d'activité d'un centre "culturel" musulman qui se sert d'un cours d'arabe comme support prosélyte. Deux petites filles voilées et souriantes figurent parmi les autres enfants pour banaliser le voile dès le plus jeune âge.
La propagande du voile auprès des enfants
Mattel n'a rien inventé. La propagande islamiste pour le voilement ciblant les enfants est à l'oeuvre depuis plusieurs années sur les sites intégristes. Ici, ils récupèrent le dessin animé Aladin pour que les petites filles s'identifient à la belle Jasmine : cheveux libres à la maison, voilée dehors. A travers une Barbie ou ce genre de dessins, le message est le même : ton corps est un objet sexuel, impur et honteux, qui doit être caché pour ne pas provoquer la libido masculine.
Les islamistes ont compris depuis plusieurs décennies que l'économie et le capitalisme peuvent être sources d'expansion de leur idéologie. Ce que les lois laïques et le féminisme universaliste ne permettent pas, la carotte de l'argent permettra au contraire de leur ouvrir un boulevard. Le marché halal a été créé pour cela. Par les opportunités qu'offrent ce marché "musulman" construit par les islamistes, des grandes entreprises veulent prendre leur part du gâteau. La déontologie ne payant pas, cela n'a jamais été un critère pour elles. Mattel, comme d'autres, n'hésitent donc plus à flatter les islamistes en proposant des produits qui répondraient à leurs demandes, quitte à devenir un des rouages de leurs propagandes, à participer à l'oppression de millions de femmes musulmanes et à rajouter une pression supplémentaire sur les sociétés qui refusent l'expansion de cette idéologie sexiste et totalitaire.

Cette suite de tweets enjoués de Lallab doit effrayer chaque personne sensible à l'égalité des sexes et au risque que représente l'intégrisme religieux, quelle que soit la religion. Lallab est sans doute plus dangereuse qu'une autre association islamiste. Elle sait enrober ses écrits et ses positions dans un package fashion, moderne et coloré apte à leurrer les citoyens peu informés. Seulement l'emballage est parfois un peu trop étroit pour le produit rétrograde, comme avec ces tweets. Ils ont le mérite de nous rappeler ce qu'est réellement cette association, ses motivations sexistes sous couvert de "féminisme", et le danger qu'elle peut représenter pour les femmes, mais aussi pour les enfants. Ne l'oublions pas…
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Edwy Plenel, le "père la morale" du journalisme, groupie de l'islamisme politique

Edwy Plenel, le "père la morale" du journalisme, groupie de l'intégrisme musulman

       Je me souviens de votre vive réactivité, Edwy Plenel, pour soutenir le sexisme du burkini à l'été 2016. J'ai en mémoire vos envolées lyriques sur le traitement "injuste" envers l'islamisme politique que vous considérez comme une simple expression religieuse. Vous n'êtes jamais avare de déclarations lorsqu'il s'agit de faire les louanges de la vitrine marketing des Frères Musulmans, de Tariq Ramadan en passant par le CCIF.

Votre silence assourdissant durant plus de deux semaines concernant les attaques sexistes et antisémites envers Henda Ayari depuis sa plainte pour viol contre Tariq Ramadan, ainsi que les menaces de mort envers celle-ci et Charlie Hebdo ces derniers jours par le fan club du prédicateur suisse, est donc logique. Vous qui êtes habituellement si réactif face à l'actualité. Vous et l'ensemble des partenaires des intégristes musulmans n'aurez jamais accepté de l'extrême droite traditionnelle les ignominies de cette nouvelle extrême droite française que vous soutenez depuis tant d'années.
Vous avez rompu votre silence ce dimanche 5 novembre sur BFMTV. Vous avez effectué un rétropédalage sur Tariq Ramadan tout en réaffirmant votre relativisme sur l'islamisme politique et le sexisme au nom du religieux.

Je lutte depuis 20 ans contre l'islamisme. A travers mes articles depuis plus d'un an, je décortique, analyse et mets en perspective les partenariats idéologiques et le discours d'extrême droite du CCIF qui est parfois si proche du nazisme qu'il en vient à coller presque parfaitement à certains passages de Mein Kampf. De votre côté et depuis plusieurs années, vous avez abandonné tout esprit critique pour vous transformer en groupie de Marwan Muhammad (ex directeur du CCIF) et de l'islamisme.

Edwy Plenel, le "père la morale" du journalisme, groupie de l'intégrisme musulman

Pendant que je me bats pour être entendu, vous êtes béat d'admiration, fort d'une certaine audience, devant ces leaders politiques d'extrême droite. Non pas une admiration pour leur combat citoyen inexistant, mais pour votre image orientaliste qui sent la naphtaline. Celle du bon musulman éternellement victime qui ne lutte pas pour sa citoyenneté mais pour l'affirmation de son islamité dont la citoyenneté n'est qu'un moyen. Pendant que des personnes comme moi (français d'origine maghrébine) sont discriminées et insultées par des individus tels que Marwan Muhammad, vous vous affichez à ses côtés pour le soutenir au nom de la tolérance et de l'antiracisme. On marche sur la tête. Votre boussole idéologique et intellectuelle a perdu le nord par votre aveuglement envers un islamisme totalitaire que vous imaginez être un islam humaniste.

Pendant que je dénonce cette "salafisation" de l'islam, vous souhaitez étouffer les musulmans modérés au profit des intégristes en imaginant que ces derniers, en les nommant "les musulmans", représentent l'ensemble de leurs coreligionnaires dans votre vision stéréotypée de cette population. Par vos déclarations, vous tentez de disqualifier tout musulman qui ne fait pas commerce de sa religiosité. Toute personne vivant et travaillant dans les quartiers populaires pour promouvoir l'égalité des sexes et la laïcité est écrasée par les prises de positions de personnes telles que vous et votre soutien à l'extrême droite islamiste dont le CCIF est aujourd'hui le fleuron.

Si vous aviez fait votre travail de journaliste, si vous aviez un minimum de connaissance historique, si vous aviez eu les mêmes réflexes et la même rigueur que pour vos enquêtes menées dans d'autres domaines qui ont fait votre réputation, vous ne seriez pas dans une telle dérive intellectuelle aujourd'hui. Vous contenter de la vitrine islamiste qui se veut acceptable pour ne pas aller voir ce qui se passe dans l'arrière-cour n'est pas à la hauteur des leçons de journalisme que vous dispensez à tour de bras.

Edwy Plenel ne voit aucune ambiguïté chez Tariq Ramadan et accuse tous ses opposants de racisme, y compris les opposants musulmans.
Extrait du Petit Journal, janvier 2015.

Je suis français d’origine maghrébine. J'ai reçu une éducation musulmane. J’ai toujours vécu dans un quartier populaire. Sur le plan politique, je suis de gauche. Je m'oppose à l'islamisme car je suis laïque et républicain. Je m'oppose à l'idéologie véhiculée par le voile car je milite pour l'égalité des sexes. J’ai longtemps milité dans des mouvements d’éducation populaire. J’ai travaillé dans le socio-culturel pour mes idéaux. J’ai milité dans des mouvements féministes pour l’universalisme. Mais selon vos critères exprimés maintes fois sur les plateaux télé, je serais un idéologue d’extrême droite… Comme tous les relativistes, vous adoptez la malhonnêteté intellectuelle des islamistes en instrumentalisant les attaques réelles de l'extrême droite traditionnelle envers les musulmans pour y assimiler les féministes et militants laïques qui s'opposent à l'intégrisme religieux.
Les personnes comme vous désirent disqualifier et essentialiser les personnes comme moi, nous remettre à la place que vous estimez être la nôtre, dans votre imaginaire teinté de nostalgie de lutte anticoloniale. Essentialiser tous les musulmans à des intégristes et des bigotes voilées est une forme de racisme par orientalisme. La photo que vous aviez diffusée en 2016 pour répondre aux détracteurs du burkini le montre bien. Les islamistes vous rendent nostalgique d'une époque où les femmes se baignaient habillées dans une France des années 1920 corsetée dans sa bigoterie et sa vision encore toute chrétienne de la femme qui avait peu de droits, et aucun sur la maîtrise de son corps. Vous ne vivez pas à la bonne époque Monsieur Plenel.

Edwy Plenel, le "père la morale" du journalisme, groupie de l'intégrisme musulman
Pour défendre les intégristes en burkini, Edwy Plenel diffuse une photo pleine de "modernité" où il dévoile sa nostalgie d'une époque où les femmes avaient peu de libertés.
Nous devons subir depuis près de 30 ans les remarques et injonctions de nos coreligionnaires intégristes à rester dans le moule de ce qu'ils considèrent être notre seule communauté valable, la Oumma. Que d'insultes et de discriminations vécues contre les français d'origine maghrébine qui désirent s'émanciper de leur "communauté". Que d'insultes sexistes envers les filles de cette "communauté" qui veulent vivre libres.

Les pressions viennent aussi de l'extérieur, de cette extrême droite qui ne voit en nous que d'éternels immigrés qui sont là pour "voler le pain des français". Nous avons toujours été pris en étau entre l'extrême droite musulmane et l'extrême droite "traditionnelle". J'ai personnellement subi autant d'insultes racistes d'un côté que de l'autre ("bougnoule" est une insulte très prisée par les intolérants des deux côtés). Et que dire de cet antisémitisme qui ronge le cœur des islamistes au point de déborder sur nous (je suis régulièrement accusé, comme d'autres, de participer au complot j… sioniste mondial). Mais depuis plusieurs années, nous sommes pris dans un étau à trois côtés. En plus de ces extrêmes droites, nous vivons les anathèmes d'une partie de la gauche qui préfère l'intégrisme religieux des uns à la modération et au républicanisme des autres. Pour vous, être français sans faire commerce de sa religion fait moins rêver que les "pleureuses" victimaires qui n'ont pour désir que le développement de leur intégrisme. Or, favoriser l'intégrisme musulman favorise mécaniquement l'autre extrême droite. Tel Monsieur Jourdain avec sa prose, vous soutenez le Front National avec la vôtre sans le savoir. Par votre soutien naïf à l'extrême droite religieuse, vous êtes le Monsieur Jourdain de l'extrême droite traditionnelle. Vous êtes l’incarnation de tout ce que nous nommons les "idiots utiles". Votre responsabilité est lourde dans le développement de l'islamisme politique, la montée du Front National, et le bâillonnement, voire l'ostracisation, de citoyens musulmans rationalistes et laïques. C’est une responsabilité dont vous devrez un jour répondre.

Je me revendique comme citoyen, sans qualificatif supplémentaire, qui réclame le droit à l'indifférence et l'égalité des sexes en tenant la religion à distance de la vie publique par cette laïcité qui m'est si chère. Je considère que l'islam est dans le cœur et l'esprit des croyants, pas sur la tête avec un voile sexiste qui signifie l'impureté et la culpabilité de celle qui le porte. Je considère que l'islam se vit dans l'intimité et la spiritualité, pas dans l'exhibition, les apparences et la politique. Ceux que vous nommez "les musulmans", je les nomme "intégristes musulmans". Aussi incroyable que cela puisse vous paraître, les musulmans rationalistes ne sont pas "islamophobes". Ils n'ont pas peur de leur religion (vrai sens du terme). C'est au contraire parce qu'ils l'aiment qu'ils luttent contre les islamistes. Cette nuance est bien trop subtile pour votre esprit embrumé de stéréotypes. La naphtaline a endormi votre sens critique.
Vous pourrez m'accuser d'être raciste et "islamophobe" (terme détourné pour être vénéré par les islamistes et autres partisans du rétablissement du délit de blasphème), vous ne me ferez jamais taire. Cette force m'est donnée par cette République et ses valeurs universalistes combattues par les mouvements que vous soutenez.
Nous, français d'origine maghrébine, les "harkis", "collabeurs" et autres "bougnoules de service" comme aiment tant nous appeler vos amis islamistes, quel que soit notre niveau de pratique religieuse, des plus pieux aux plus athées, ne reconnaissons qu'une seule communauté : la Nation. Notre islamité réelle ou supposée est une affaire privée. La laïcité est notre bien commun. Ce bien commun que vous avez perdu de vue en voguant sur les flots sombres de l'obscurantisme religieux attiré pas les sirènes victimaires qui sonnent si agréablement à vos oreilles.

J'espère qu'un jour votre sextant fonctionnera de nouveau et que vous suivrez le phare des valeurs auxquelles vous avez toujours prétendu adhérer.

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La violence des fidèles de Tariq Ramadan et son silence complice

Une de Charlie Hebdo sur Tariq Ramadan

      Suite à sa Une consacrée à Tariq Ramadan dans son dernier numéro, Charlie Hebdo subit à son tour les foudres de ses fidèles et d'une partie de la nouvelle extrême droite française sur les réseaux sociaux.


L'apologie du terrorisme de la part des fidèles de Tariq Ramadan

L'apologie du terrorisme de la part des fidèles de Tariq Ramadan

L'apologie du terrorisme de la part des fidèles de Tariq Ramadan

Après Henda Ayari qui doit faire face à un déversement de haine, d'insultes, de sexisme, d'antisémitisme et de menaces de mort parce qu'elle a osé déposer plainte contre le prédicateur, c'est au tour du journal de revivre une histoire douloureuse avec ce déferlement d'insultes, d'appel à la violence et d'apologie du terrorisme. Ces réactions envers toute personne moquant et dénonçant l'intégrisme musulman vient d'un endroit qui porte un nom : la fachosphère. Cette autre fachosphère qui n'a rien à envier à la traditionnelle.
Ils ne sont pas de simples musulmans. Ils sont la frange intégriste des musulmans dont les fidèles de Tariq Ramadan composent une partie non négligeable.
N'oublions pas que la majorité des musulmans ne participe pas à ce genre d'horreur. Ils sont bien plus nombreux que ces malades qui n'ont de musulman que l'étiquette.

Face à ces réactions choquantes d'une violence inouïe, Tariq Ramadan reste silencieux. Encore une fois, le problème ne porte pas ici sur le fond de l'affaire qui l'oppose aux nombreuses femmes qui l'accusent d'agressions sexuelles et de viols. C'est son attitude et celle de ses partisans autour de cette affaire qu'il convient de condamner. Le silence de Tariq Ramadan face à ces déferlements nauséabonds et antidémocratiques est un silence complice donc coupable. Car ces individus commettent ces actes pour le soutenir. N'importe quel leader politique aurait appelé au calme. Dans les affaires concernant un meurtre ou des violences policières, même les familles des victimes qui ne sont pourtant pas des leaders idéologiques ont toujours appelé au calme et au pacifisme.
Là, nous avons affaire à un leader religieux, à un homme qui ne cesse de prôner ce qu'est censé être un "bon musulman", à un prêcheur qui prétend représenter une religion de paix et d'amour, et qui garde un silence assourdissant sur les violences verbales et l'apologie du terrorisme de ses fidèles. Il est clair que Tariq Ramadan n'est pas Nelson Mandela.

Le sens du proverbe "qui ne dit mot consent" pèse ici de tout son poids et révèle les opinions d'un homme qui ne peut plus se dissimuler derrière son double discours.

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